Depuis toujours, je suis attirée par l'art, la création et les activités manuelles. C'est pourquoi, j'ai commencé une école d'art en section décoration, ce qui m'a permis de développer ma créativité et un regard constructif.
Or, il y a quelque temps, je me suis découvert une vraie passion pour la création de bijoux. C'est alors, que "Lacasse à bijoux" à vu le jour. J'ai choisi ce nom pour ma marque de fabrique, afin de rappeler l'univers de mes pièces, qui sont réalisées à partir de récup. Grammaticalement féminin et désignant un univers masculin, contradictoire et étonnant, amusant par ces jeux de mots possible tel "La caisse à bijoux", "Lacasse" était donc le nom parfait.
La récup, quelque chose d'important et d'intéressant à notre époque. De nos jours, on voit les déchets comme quelque chose de sale, sans aucune utilité. On oublie très souvent, que l'on peut offrir une autre vie à des pièces récupérées dans un appareil électronique, un peigne dont on a plus besoin, une carte téléphonique que l'on collectionnait ou tout simplement, un vieux clavier d'ordi qui ne fonctionne plus. J'aime détourner des objets qui ont une certaine fonctionnalité pour leur donner un nouveau sens.
Je cherche à donner à mes créations, ce que je ne trouve pas dans les parures des bijoutiers traditionnels: une richesse qui ne vienne pas de la préciosité des matériaux, mais de la force visuelle, et de l'authenticité.
Mes bijoux révèlent le contraste entre le développement industriel, la modernisation, la consommation et la récup ainsi que le recyclage.
Je terminerai par ces paroles que Jean Tinguely a prononcé: "Mes stuctures, sont volontairement imparfaites et refusent le terme d'objet neuf produit par une société de consommation. Alors que la machine devient de plus en plus présente, j'aime l'introduire dans l'art en montrant son aspect ludique et inutile."
